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La Rose-croix d’Or et les théosophies du 19ème siècle

Aux 19ème siècle et débuts du 20ème siècle, Helena Petrowna Blavatsky, Rudolph Steiner et Max Heindel travaillèrent à une vaste préparation des consciences pour un renouveau spirituel en Occident ; c’est dans ce contexte historique que s’édifia l’Ecole spirituelle de la Rose-Croix d’Or.

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Rose-Croix et Franc-Maçonnerie spirituelles

La légende franc-maçonne d’Hiram et le mythe de Christian Rosenkreutz ont des thèmes communs (comme la symbolique de la découverte du tombeau du Maître). Ce fait témoigne de la vocation spirituelle dont ces mouvements réformateurs étaient et sont encore, pour certains, porteurs.

On peut constater que, sans être héritière de l'autre, Rose-Croix et Franc-Maçonnerie s'interpénètrent historiquement. Les Rosicruciens du 17ème siècle tout comme la Franc-Maçonnerie voulaient créer un mouvement de réforme scientifique et spirituel pour construire une société plus fraternelle. Bien que souvent discrète, la tradition maçonnique, est attestée dans le monde de façon continue tandis que les différentes manifestations rosicruciennes se caractérisent plutôt par un retour périodique ; mais ces deux mouvements sont l’un comme l’autre emblématiques de l’ésotérisme occidental.

L’imaginaire profane qui entoure leur histoire de même que les formes extérieures sous lesquelles ils se présentent ne devrait cependant pas occulter la vocation spirituelle dont ils étaient et sont encore, pour certains, porteurs.
Sous certains aspects (comme la symbolique de la découverte du tombeau du Maître), la légende d’Hiram et le mythe de Christian Rosenkreutz ont des thèmes communs.
De même, s’il existe bien dans la Franc-Maçonnerie un haut grade de Chevalier de la Rose-Croix, la Rose-croix d’Or considère de son côté ses élèves comme des « francs maçons », c’est-à-dire des « libres constructeurs » qui agissent dans la force de la connaissance révélée, dans la gnose, pour reconstruire leur triple temple intérieur : le nouveau vêtement de lumière où le principe spirituel animateur ( la rose ) sera épanouie au sein du système de la personnalité naturelle ( la croix ).

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Eglise extérieure et intérieure

Les grandes religions ont souvent présenté à leurs débuts deux aspects : le premier exotérique, extérieur, qui pose les grandes lignes du dogmes et s’adresse à un public large, afin d’élever son niveau moral dans la vie quotidienne, et un second, dit ésotérique, intérieur, ouvert aux candidats désireux d’entreprendre un chemin de réalisation intérieure.
Bien que très tôt dans leur histoire les religions établies séparèrent ces deux aspects, puis oublièrent l’aspect intérieur, ils ne sont pas fondamentalement opposés.
Ils furent parfois compris comme des phases successives : selon le christianisme des évangiles canoniques, l’Eglise extérieure est la période d’établissement de la Loi et de maturation par l’expérience, et l’Eglise intérieure permet l’accomplissement de la Loi par l’amour fraternel universel.
Mais ils peuvent aussi être vécus comme à jamais complémentaires comme l’enseignait déjà Paul de Tarse : le monde est le lieu où sont éprouvés à tout instant la foi, l’éveil de la conscience et l’éthique de chacun.
Le mot « église » vient du grec « ekklésia » qui signifie « assemblée ».
Dans les aspects intérieurs des communautés spirituelles gnostiques, cette assemblée n’a plus seulement pour but de maintenir vivante la foi de ses membres : elle s’efforce de leur transmettre une parfaite connaissance de la nature humaine et surtout d’édifier un champ fraternel authentique. Ainsi, dans le christianisme paulinien et gnostique, l’adoration de Christ est remplacée par l’imitation de Christ. Il n’est plus un personnage historique ou un « Fils de Dieu » à vénérer à l’extérieur de soi, mais une force à laisser agir en soi. Selon l’Evangile de Jean, cette force « donne à tous ceux qui la reçoivent le pouvoir de redevenir enfant de Dieu ».
Chaque fraternité gnostique édifia une église intérieure afin de guider ses membres sur le chemin de retour : de la foi et de la connaissance jusqu’à l’acte juste, c’est-à-dire jusqu’au « Royaume de Lumière qui n’est pas de ce monde ».

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