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Rose-Croix et Franc-Maçonnerie spirituelles

La légende franc-maçonne d’Hiram et le mythe de Christian Rosenkreutz ont des thèmes communs (comme la symbolique de la découverte du tombeau du Maître). Ce fait témoigne de la vocation spirituelle dont ces mouvements réformateurs étaient et sont encore, pour certains, porteurs.

On peut constater que, sans être héritière de l'autre, Rose-Croix et Franc-Maçonnerie s'interpénètrent historiquement. Les Rosicruciens du 17ème siècle tout comme la Franc-Maçonnerie voulaient créer un mouvement de réforme scientifique et spirituel pour construire une société plus fraternelle. Bien que souvent discrète, la tradition maçonnique, est attestée dans le monde de façon continue tandis que les différentes manifestations rosicruciennes se caractérisent plutôt par un retour périodique ; mais ces deux mouvements sont l’un comme l’autre emblématiques de l’ésotérisme occidental.

L’imaginaire profane qui entoure leur histoire de même que les formes extérieures sous lesquelles ils se présentent ne devrait cependant pas occulter la vocation spirituelle dont ils étaient et sont encore, pour certains, porteurs.
Sous certains aspects (comme la symbolique de la découverte du tombeau du Maître), la légende d’Hiram et le mythe de Christian Rosenkreutz ont des thèmes communs.
De même, s’il existe bien dans la Franc-Maçonnerie un haut grade de Chevalier de la Rose-Croix, la Rose-croix d’Or considère de son côté ses élèves comme des « francs maçons », c’est-à-dire des « libres constructeurs » qui agissent dans la force de la connaissance révélée, dans la gnose, pour reconstruire leur triple temple intérieur : le nouveau vêtement de lumière où le principe spirituel animateur ( la rose ) sera épanouie au sein du système de la personnalité naturelle ( la croix ).

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En bref 6: Le mythe de la caverne

 

En quoi la pensée de Platon peut-elle se révéler utile encore aujourd’hui ?

 

Dans Le mythe de la caverne, Platon compare les êtres humains à des prisonniers ayant vécu toute leur vie enchaînés dans une cavité, face à une paroi sur laquelle sont projetées les ombres de personnages ou d’objets qu’ils ne peuvent jamais voir réellement, de même qu’ils ignorent totalement ce qui se passe hors de la caverne, à la lumière du jour. Et le philosophe de se demander comment réagiraient ces prisonniers s’ils étaient soudainement en mesure de percevoir tout ce qui leur était masqué auparavant…

Certains pourraient penser que Platon nous prend pour des faibles d’esprit en nous parlant ainsi ; mais si l’on accepte d’accorder quelque crédit au disciple de Socrate, en quoi cette description nous est-elle utile ?

Bien sûr, il faut du travail et certainement un réel courage pour réaliser et admettre que nous ne pouvons, ou ne voulons pas regarder la réalité en face : Qui suis-je vraiment ? Puis-je réellement considérer ma situation de façon lucide et objective, et dans quelles limites ? Suis-je capable même de voir tout l’édifice mental et émotionnel que j’ai peut-être toujours considéré comme le fondement de ma personnalité s’écrouler complètement en me laissant face à une tout autre réalité ?

On pourrait considérer que ce travail de prise de conscience relève de la psychothérapie, pourquoi pas. Mais la caractéristique de la Rose-Croix d’Or est de rattacher la dimension humaine à celle de l’Esprit, autrement dit d’amener ses élèves à dépasser la condition individuelle pour viser à l’Unité primordiale. Et cette tâche peut certainement être considérée comme une des plus nobles qui soient.

 

 

Comme son nom l’indique, la rubrique « En bref » a pour but de répondre de façon brève et générale à des questions que tout le monde peut se poser à propos de spiritualité. De nombreux autres textes sur ce site proposent des développements aux personnes désireuses d’en savoir plus. En outre, nous serions heureux de répondre, dans la mesure de nos moyens, à qui voudrait nous faire part de ses réflexions.

Introduction (1) : Le but du chemin

D’abord créé à l’image de Dieu, l’homme originel, tombé dans un monde étranger, erre d’incarnations en incarnations. Le seul vestige de sa gloire passée est une fleur ensommeillée au cœur de l’homme naturel : le « christ » en nous. Le but d’un chemin spirituel est donc d’édifier, à partir de cette précieuse pierre d’angle, le Triple Temple de l’Esprit, de l’Ame et du Corps.

Créé à l’image de Dieu, l’homme Originel, vaste sphère de rayonnante de lumière et de conscience créatrices nommée « microcosme » dans les traditions gnostiques et hermétiques, vivait dans la force et la plénitude divines. Sa séparation d’avec le monde divin (la chute) eut pour conséquence la création d’un ordre de secours : notre monde naturel. Et pour remplacer les attributs perdus du dieu tombé, fut créé au sein du microcosme vidé de ses forces, l’homme naturel. Pour seul vestige de la gloire de l’homme-microcosme, reste, au cœur de l’homme naturel, une graine de sénevé qui recèle tous les trésors de sa divinité ensommeillée : la « Rose du Cœur », ou le « Christ en nous ».

Le Microcosme est habité par d’innombrables personnalités humaines successives au cours du temps, jusqu'à ce que, recueillant l’écho d’une profonde lassitude et d’une grande détresse, l’une d’entre elles soit enfin suffisamment sensible pour percevoir l’appel au grand retour et suffisamment forte pour entreprendre d’en réaliser le chemin. Alors peut prendre fin le cycle des réincarnations.

Le but d’un chemin spirituel est donc avant tout de reconstruire l’homme microcosme dans sa triplicité originelle, d’édifier, à partir de la pierre d’angle non rejetée (l’atome originel christique), le Triple Temple de l’Esprit, de l’Ame et du Corps.

En bref 2 : La réincarnation

Qu’est-ce que la réincarnation et pourquoi est-elle importante à vos yeux ?

 

De façon simplifiée, l’on peut dire que la réincarnation implique le passage de l’âme, ou du moins d’une partie de celle-ci, dans une nouvelle chair, un nouveau corps, après la période de transition suivant la mort physique.

Il est évidemment difficile de prouver la véracité de cette conception puisque nous ne gardons, pour la plupart, aucun souvenir de nos vies antérieures. Mais depuis des millénaires, il n’a jamais manqué de grands esprits pour en témoigner ; de la même façon, la confirmation intérieure découle invariablement d’un questionnement sincère.

Si donc l’on accepte l’idée de réincarnation, il devient clair que nous pouvons profiter de la possibilité d’évoluer d’une vie à l’autre vers un idéal de perfection relié à l’Esprit ; il ne s’agit pas de volonté de puissance ou de perfectionnement lié à la matière, mais bien de liaison à un ordre divin en vue du retour vers nos origines.

 

 

Comme son nom l’indique, la rubrique « En bref » a pour but de répondre de façon brève et générale à des questions que tout le monde peut se poser à propos de spiritualité. De nombreux autres textes sur ce site proposent des développements aux personnes désireuses d’en savoir plus. En outre, nous serions heureux de répondre, dans la mesure de nos moyens, à qui voudrait nous faire part de ses réflexions.

Eglise extérieure et intérieure

Les grandes religions ont souvent présenté à leurs débuts deux aspects : le premier exotérique, extérieur, qui pose les grandes lignes du dogmes et s’adresse à un public large, afin d’élever son niveau moral dans la vie quotidienne, et un second, dit ésotérique, intérieur, ouvert aux candidats désireux d’entreprendre un chemin de réalisation intérieure.
Bien que très tôt dans leur histoire les religions établies séparèrent ces deux aspects, puis oublièrent l’aspect intérieur, ils ne sont pas fondamentalement opposés.
Ils furent parfois compris comme des phases successives : selon le christianisme des évangiles canoniques, l’Eglise extérieure est la période d’établissement de la Loi et de maturation par l’expérience, et l’Eglise intérieure permet l’accomplissement de la Loi par l’amour fraternel universel.
Mais ils peuvent aussi être vécus comme à jamais complémentaires comme l’enseignait déjà Paul de Tarse : le monde est le lieu où sont éprouvés à tout instant la foi, l’éveil de la conscience et l’éthique de chacun.
Le mot « église » vient du grec « ekklésia » qui signifie « assemblée ».
Dans les aspects intérieurs des communautés spirituelles gnostiques, cette assemblée n’a plus seulement pour but de maintenir vivante la foi de ses membres : elle s’efforce de leur transmettre une parfaite connaissance de la nature humaine et surtout d’édifier un champ fraternel authentique. Ainsi, dans le christianisme paulinien et gnostique, l’adoration de Christ est remplacée par l’imitation de Christ. Il n’est plus un personnage historique ou un « Fils de Dieu » à vénérer à l’extérieur de soi, mais une force à laisser agir en soi. Selon l’Evangile de Jean, cette force « donne à tous ceux qui la reçoivent le pouvoir de redevenir enfant de Dieu ».
Chaque fraternité gnostique édifia une église intérieure afin de guider ses membres sur le chemin de retour : de la foi et de la connaissance jusqu’à l’acte juste, c’est-à-dire jusqu’au « Royaume de Lumière qui n’est pas de ce monde ».

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Introduction (2) : Le corps magnétique de l’Ecole de la Rose-Croix d’Or

Une école spirituelle est avant tout un pont construit entre les natures terrestre et divine. Un tel vaisseau à trois ou sept étages (ou degrés de transmutation) permet à ceux qui y entrent de défier les tempêtes astrales provoquées par le déversement de l’eau vive du Verseau et de reconstruire leur propre triple temple intérieur : Âme, Esprit et Corps.

Une école spirituelle est avant tout un pont construit entre les natures terrestres et divine. Par un effort constant d’une trentaine d’année environ, et faisant face à de nombreux obstacles, les fondateurs de la Rose-Croix d’Or ont édifié un champ de forces, de lumière et de vie étrangers à ce monde : une véritable arche directement reliée à la chaîne des fraternités gnostiques.
L’œuvre spirituelle de cette Ecole spirituelle gnostique s’accomplit uniquement par et dans cette vaste architecture de forces-lumière christiques, provenant du royaume divin originel. Elle n’entretient donc aucune forme-pensée ou égrégore qui puiserait ses racines ici-bas ou dans l’au-delà.
Un tel vaisseau ou athanor à trois ou sept étages (ou degrés de transmutation) comme le rapportent les anciennes légendes, permet à ceux qui y entrent de défier les tempêtes astrales provoquées par le déversement d’eaux vives du Verseau.
Au sein de ce corps magnétique exceptionnel, et par un service quotidien aux chercheurs de vérité comme à l’humanité en quête de sa vraie nature, les membres de la Rose-Croix d’Or pénètrent le secret des lois créatrices de l’amour divin et peuvent alors vivre un chemin de transfiguration et de reconstruction de leur propre triple temple intérieur : Âme, Esprit et Corps.

En bref 3: L'au-delà

Qu’est-ce que l’au-delà ?

 

Généralement, l’on entend par là « La vie future après la mort terrestre, la fin ultime de l'homme et du monde ». En quoi cette notion se révèle-t-elle utile à quelqu’un qui cherche à comprendre le sens de son existence ?

Beaucoup pensent que l’au-delà constitue un domaine totalement séparé de la vie terrestre : certains le voient comme un monde d’éternel bonheur ou malheur, d’autres en nient tout simplement l’existence.

L’Ecole de la Rose-Croix d’Or rejoint une fois de plus une notion gnostique très ancienne : l’au-delà ne constitue que la face cachée d’une réalité double ; de la même façon qu’une pièce de monnaie comporte deux côtés, mais bien visibles, la vie et la « vie après la mort » forment une unité, plus difficile à concevoir. Conséquence de ceci : la vraie Vie, l’état d’union avec le Divin se situent dans une autre dimension et c’est l’une des tâches d’une école spirituelle que d’en montrer le chemin au chercheur de Vérité.

 

 

Comme son nom l’indique, la rubrique « En bref » a pour but de répondre de façon brève et générale à des questions que tout le monde peut se poser à propos de spiritualité. De nombreux autres textes sur ce site proposent des développements aux personnes désireuses d’en savoir plus. En outre, nous serions heureux de répondre, dans la mesure de nos moyens, à qui voudrait nous faire part de ses réflexions.

Gnose et Rose-Croix (1) : Gnose et Rose-croix du 17ème siècle selon les universitaires

« C’est précisément une gnose, c’est-à-dire une appréhension supra-rationelle du réel, transcendant le dualisme du sujet et de l’objet pour devenir une co-naissance à l’harmonie entre l’homme et l’univers, entre le microcosme et le macrocosme, que proposaient les premiers écrits rosicruciens authentiques, la Fama Fraternitatis, la Confessio Fraternitatis et les Noces chymiques de Christian Rosenkreuz. »

Selon Roland Edighoffer :

La crainte devant la conception d’un « univers-machine » indéfiniment physique accentuait la nostalgie d’un monde interprété comme le grand Livre de la Nature, dont une antique tradition chrétienne issue d’Origène estimait qu’il avait été écrit par le doigt de Dieu.
Sa lecture exige précisément l’ouverture ontologique du concept à l’essence des choses. «non que cette face cachée de l’être soit inconnaissable, mais sa connaissance exige une transformation du sujet connaissant, une conversion radicale de son intention spéculative, ainsi que l’explique Platon, dans le symbole la caverne, bref qu’on dépasse le plan ordinaire de la philosophie et de la pensée pour accéder à celui d’une véritable « gnose ».
C’est précisément une gnose, c’est-à-dire une appréhension supra-rationelle du réel, transcendant le dualisme du sujet et de l’objet pour devenir une co-naissance à l’harmonie entre l’homme et l’univers, entre le microcosme et le macrocosme, que proposaient les premiers écrits rosicruciens authentiques, la Fama Fraternitatis, la Confessio Fraternitatis et les Noces chymiques de Christian Rosenkreuz.

(Edighoffer, Roland, - Les Rose-Croix et la crise de conscience européenne au XVIIème siècle – , Paris : éd. Dervy ,1998 (Coll. Bibliothèque de l’hermétisme) , p. 10-11.)

Introduction (3) : La vie intérieure

Qu’entend-on par « vie intérieure » ? Pour les gnostiques c’est entrer dans une dimension spirituelle étrangère par nature aux domaines psychologiques, artistiques, occultes ou mystiques.

« Découvrir, enrichir sa vie intérieure » sont des expressions souvent répétées dans dans les milieux ésotériques ou les enseignements trans-personnels, et qui préoccupe beaucoup l’homme. Mais qu’entend-on par « vie intérieure » ?
Chacun en a sa propre interprétation. En général, ce que l’on entend par là est avoir une réflexion philosophique, sur la religion ou la vie dans tous ces aspects ; ou bien encore, c’est laisser libre cours aux émotions artistiques et à l’imagination.
Mais pour les gnostiques, l’expérience est différente. Il s’agit de laisser s’épanouir un principe animateur différent de la vie physique et psychique naturelle et même de ses sublimations culturelles ; cet élément, c'est le « Grain de sénevé », la « Rose du coeur », ou le « Joyau dans le lotus », etc... selon les traditions. « Avoir une vie intérieure » c’est donc entrer dans une véritable dimension spirituelle, fonctionnant avec ses propres lois vitales et recréant un nouveau champ de vie, un Eden n’ayant rien à voir avec les développements trans-personnels, la création artistique, la découverte de pouvoirs occultes ou les extases mystiques.
C’est d’abord par la pratique d’une profonde écoute de l’élément divin que chaque être humain porte en lui ; c’est ensuite en nourrissant cet élément par un contact répété avec une communauté d’âmes vivantes, une école spirituelle, car c’est là que sont recueillies et distillées des forces d’origine divine ; c’est enfin en transfigurant de la sorte son système physiologique tout entier, que la véritable « vie intérieure » va pouvoir se développer : celle de l'atome-germe divin redonnant à l'homme microcosme sa dimension divine originelle.

En bref 4 : L’appartenance à un mouvement spirituel

Est-il nécessaire d’appartenir à un mouvement spirituel pour parvenir à l’accomplissement ?

 

Imaginez que vous souhaitiez escalader un sommet escarpé et partiellement enneigé. Vous pouvez tenter de le gravir en solitaire et, si vous êtes un alpiniste chevronné, vous avez des chances de parvenir au but. Si tel n’est pas le cas, vous serez peut-être enclin à explorer toutes les arêtes, à en choisir une apparemment plus facile et entreprendre l’ascension à vos risques et périls. Plus prudent, vous déciderez de prendre un guide et éventuellement de vous joindre à une cordée.

Un mouvement spirituel, c’est à la fois le guide et la cordée, le moyen le plus sûr pour atteindre le but. Le guide connaît le chemin et pose ses exigences au départ : la confiance, la persévérance, l’endurance, la solidarité, l’amour de la montagne. Chacun décide en connaissance de cause de se joindre ou non au groupe.

 

 

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