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L'homme d’aujourd'hui est-il la finalité de l'évolution ?

Pourquoi à un certain moment des feuilles commencent-elles à pousser sur une plante ? Et pourquoi, tout à coup, une fleur apparaît-elle ? Connaît-elle l'instant où cela doit se passer ? Peut-elle décider du contraire ?  Sait-elle à quel moment elle doit se laisser dépérir ?

Dans la nature, chaque développement mène à un mûrissement ; arrive toujours le moment où quelque chose doit s’effacer, se transformer, pour pouvoir progresser vers une autre phase, et il ne viendrait jamais à aucune plante l'idée de résister au changement naturel des choses.

L’homme ne fait pas exception à cette loi. Il est enfant, il devient adulte ; il naît, il meurt. L'humanité se trouve, elle aussi, dans le courant d'une évolution grandiose, qui dépasse notre entendement. L’homme d’aujourd’hui pense, conscient de lui-même ; il se sent un individu dans le monde qui l'entoure, avec des sentiments et des choix;  il a la possibilité d’être maître de sa vie. Que fait-il de ce libre-arbitre, de cette autonomie, de ce pouvoir de conscience ?

Toute l’évolution à l’échelle cosmique jusqu’à l’homme pensant a-t-elle seulement pour but de lui permettre de devenir toujours plus grand, plus fort, plus beau, plus intelligent ? Jusqu’à se considérer comme le roi de la création ? En bref, cet homme-là est-il la finalité de l’évolution ?

Tout se passe comme si l’être humain était sorti de la spirale évolutive en se disant : « Le monde qui m’entoure a été créé pour moi. Ainsi, je peux vivre heureux et libre… » Heureux et libre ? Force est de constater que ce n’est pas vraiment le cas. Alors, où est l’erreur ?

L’homme a acquis une conscience individuelle, un outil remarquable, et maintenant il doit apprendre à s’en servir convenablement. C’est pourquoi la vie sur terre lui est un immense champ d’expériences, tant positives que négatives, mais il semble bien qu’il apprenne sa leçon plus facilement du côté négatif, par exemple par la maladie, les difficultés professionnelles, familiales ou personnelles.

Que doit-il apprendre, au juste ? Eh bien, que sa vie égocentrique, c’est-à-dire centrée sur lui-même, ne peut conduire qu’à l’isolement, que cette attitude provoque toutes les misères du monde, qu’elle est à l’origine de ses propres problèmes, ainsi que de ceux de la planète tout entière.

L’homme, touché jusque dans son sang par cette vérité existentielle, perturbé jusque dans sa conscience, aspire à autre chose… mais il ne sait pas vraiment à quoi ; surtout, il ne sait pas comment y parvenir. Il aspire à des valeurs impossibles à obtenir avec une attitude égocentrique : à une bonté ouverte à tous, à une vérité sans mensonge, sans faux-semblant, à une justice spontanée qui n’aurait pas besoin de gendarmes pour la faire respecter...

Chercher cette nouvelle dimension de vie : voilà la voie vers la prochaine étape sur la spirale de l’évolution ! Voilà le véritable sens de l’existence ! Voilà le véritable chemin spirituel ! Par une richesse d’expériences, joyeuses ou malheureuses – en lien avec ce que les Orientaux appellent « karma » – l’être humain parvient à constater et admettre les limites de son égocentrisme. Oui, par sa conscience individuelle, il consent à les accepter et désire les dépasser. Ne serait-ce pas à cette fin qu'il a acquis la conscience de lui-même ? Ne devrait-il pas chercher à abandonner son état actuel d'homme ne pensant qu’à soi ? Ceci en pleine lucidité, de manière librement consentie, en toute autonomie ?

Acquérir la vraie connaissance de soi, c’est pouvoir prendre son destin en mains et chercher librement à s'élever vers une conscience non plus dirigée uniquement sur soi-même, mais orientée sur la création entière, une conscience universelle travaillant pour le bien de tout et de tous. Cela est-il réalisable concrètement aujourd’hui, et comment ?

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La Rose-croix d’Or et les théosophies du 19ème siècle

Aux 19ème siècle et débuts du 20ème siècle, Helena Petrowna Blavatsky, Rudolph Steiner et Max Heindel travaillèrent à une vaste préparation des consciences pour un renouveau spirituel en Occident ; c’est dans ce contexte historique que s’édifia l’Ecole spirituelle de la Rose-Croix d’Or.

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En bref 5: L'attrait d'une école spirituelle pour la jeunesse

Qui, de la nouvelle génération en ce premier quart du XXIe siècle, peut encore se passionner pour une Ecole spirituelle telle que la Rose-Croix d’Or ?

 

Celui, celle, qui ressent par intuition que liaison, fraternité, parenté d’esprit sont les mots-clés donnant à la vie, aujourd’hui comme hier, tout son sens.

 

Celui, celle, qui sait qu’il existe une chaîne de Lumière à laquelle il est relié ou qu’il recherche.

 

Celui pour qui les mots « maintenant » et « à l’intérieur » ont encore quelque signification.

 

 

Comme son nom l’indique, la rubrique « En bref » a pour but de répondre de façon brève et générale à des questions que tout le monde peut se poser à propos de spiritualité. De nombreux autres textes sur ce site proposent des développements aux personnes désireuses d’en savoir plus. En outre, nous serions heureux de répondre, dans la mesure de nos moyens, à qui voudrait nous faire part de ses réflexions.

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Gnose et Rose-Croix (3) : Gnose et Rose-Croix selon les fondateurs du Lectorium Rosicrucianum

« Nous écrivons ici pour ceux qui sont sensibles à la Gnose ou tout au moins pour ceux qui ressentent quelque intérêt pour les forces de la véritable Rose-Croix qui vont s’intensifiant ».

Jan Van Rijckenborgh, Le témoignage de la fraternité de la Rose-Croix, analyse ésotérique de la Confessio fraternitatis rosae crucis p. 26)

Selon Jan van Rijckenborgh:

« Quand le noyau spirituel [présent en chaque être humain] devient actif, quand cette étincelle de Lumière s'enflamme au coeur de la croix, alors naît la connaissance intérieure, la connaissance du coeur, la gnose. Elle se révèle à partir de l'atome originel divin qui demeure caché en l'homme, telle une semence potentielle se l'esprit. Lorsque la semence de cette rose est fécondée dans l'âme humaine, celle-ci devient immortelle et elle transfigure le corps, la personnalité. la connaissance du Bien absolu est une compréhension spirituelle. C'est la Gnose, c'est la clef d'un savoir intérieur relatif à l'être humain, à sa destinée divine et au Dieu qui est en lui. »

(Rijckenborgh, Jan van , - Les Noces alchimiques de Christian Rose-Croix: , analyse ésotérique de Chymische Hochzeit Christiani Rozenkreutz, anno 1459 -, (Coll. Les secrets de la fraternité de la Rose-Croix, analyse ésotérique des testaments de l’ordre de la Rose-croix), éd. Rozekruis Pers, Haarlem (Hollande), 1984 pour l'éd. française ; diffusée par les éd. du Septénaire.

Cité dans: - Appelés par le coeur du monde, réflexion sur la naissance et le développent de la Rose-croix d'or et sur ses fondateurs Jan van Rijckenborgh et Catharose de Petri - , Peter Huijs, éd. RozeKruis Pers, Haarlem, (Hollande), 2011, p.289-290 ; diffusion française par les éd. du Septénaire)

En bref 1 : L’Ecole de la Rose-Croix d’Or

Qu’est-ce que l’Ecole de la Rose-Croix d’Or et qu’est-ce qui vous différencie d’autres groupements qui promettent bonheur, réussite ou amour ?

 

L’Ecole de la Rose-Croix d’Or a été fondée en 1924 en Hollande ; elle se réclame cependant d’une tradition bien plus ancienne tout en se distançant d’autres tendances rosicruciennes pour différentes raisons.

Elle vise des buts spirituels uniquement. Il s’agit d’aider le plus grand nombre possible d’individus à devenir meilleurs dans le sens du terme aussi bien chrétien que bouddhiste, taoïste ou autre, afin que l’humanité dans son ensemble puisse évoluer le long du chemin de retour vers le Créateur.

Donc pas de promesse de paradis sur terre, mais comme pour tous les vrais initiés des Mystères de jadis, la joie de s’engager dans un travail exigeant de transformation de soi.

 

 

Comme son nom l’indique, la rubrique « En bref » a pour but de répondre de façon brève et générale à des questions que tout le monde peut se poser à propos de spiritualité. De nombreux autres textes sur ce site proposent des développements aux personnes désireuses d’en savoir plus. En outre, nous serions heureux de répondre, dans la mesure de nos moyens, à qui voudrait nous faire part de ses réflexions.

Rose-Croix et Franc-Maçonnerie spirituelles

La légende franc-maçonne d’Hiram et le mythe de Christian Rosenkreutz ont des thèmes communs (comme la symbolique de la découverte du tombeau du Maître). Ce fait témoigne de la vocation spirituelle dont ces mouvements réformateurs étaient et sont encore, pour certains, porteurs.

On peut constater que, sans être héritière de l'autre, Rose-Croix et Franc-Maçonnerie s'interpénètrent historiquement. Les Rosicruciens du 17ème siècle tout comme la Franc-Maçonnerie voulaient créer un mouvement de réforme scientifique et spirituel pour construire une société plus fraternelle. Bien que souvent discrète, la tradition maçonnique, est attestée dans le monde de façon continue tandis que les différentes manifestations rosicruciennes se caractérisent plutôt par un retour périodique ; mais ces deux mouvements sont l’un comme l’autre emblématiques de l’ésotérisme occidental.

L’imaginaire profane qui entoure leur histoire de même que les formes extérieures sous lesquelles ils se présentent ne devrait cependant pas occulter la vocation spirituelle dont ils étaient et sont encore, pour certains, porteurs.
Sous certains aspects (comme la symbolique de la découverte du tombeau du Maître), la légende d’Hiram et le mythe de Christian Rosenkreutz ont des thèmes communs.
De même, s’il existe bien dans la Franc-Maçonnerie un haut grade de Chevalier de la Rose-Croix, la Rose-croix d’Or considère de son côté ses élèves comme des « francs maçons », c’est-à-dire des « libres constructeurs » qui agissent dans la force de la connaissance révélée, dans la gnose, pour reconstruire leur triple temple intérieur : le nouveau vêtement de lumière où le principe spirituel animateur ( la rose ) sera épanouie au sein du système de la personnalité naturelle ( la croix ).

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En bref 6: Le mythe de la caverne

 

En quoi la pensée de Platon peut-elle se révéler utile encore aujourd’hui ?

 

Dans Le mythe de la caverne, Platon compare les êtres humains à des prisonniers ayant vécu toute leur vie enchaînés dans une cavité, face à une paroi sur laquelle sont projetées les ombres de personnages ou d’objets qu’ils ne peuvent jamais voir réellement, de même qu’ils ignorent totalement ce qui se passe hors de la caverne, à la lumière du jour. Et le philosophe de se demander comment réagiraient ces prisonniers s’ils étaient soudainement en mesure de percevoir tout ce qui leur était masqué auparavant…

Certains pourraient penser que Platon nous prend pour des faibles d’esprit en nous parlant ainsi ; mais si l’on accepte d’accorder quelque crédit au disciple de Socrate, en quoi cette description nous est-elle utile ?

Bien sûr, il faut du travail et certainement un réel courage pour réaliser et admettre que nous ne pouvons, ou ne voulons pas regarder la réalité en face : Qui suis-je vraiment ? Puis-je réellement considérer ma situation de façon lucide et objective, et dans quelles limites ? Suis-je capable même de voir tout l’édifice mental et émotionnel que j’ai peut-être toujours considéré comme le fondement de ma personnalité s’écrouler complètement en me laissant face à une tout autre réalité ?

On pourrait considérer que ce travail de prise de conscience relève de la psychothérapie, pourquoi pas. Mais la caractéristique de la Rose-Croix d’Or est de rattacher la dimension humaine à celle de l’Esprit, autrement dit d’amener ses élèves à dépasser la condition individuelle pour viser à l’Unité primordiale. Et cette tâche peut certainement être considérée comme une des plus nobles qui soient.

 

 

Comme son nom l’indique, la rubrique « En bref » a pour but de répondre de façon brève et générale à des questions que tout le monde peut se poser à propos de spiritualité. De nombreux autres textes sur ce site proposent des développements aux personnes désireuses d’en savoir plus. En outre, nous serions heureux de répondre, dans la mesure de nos moyens, à qui voudrait nous faire part de ses réflexions.

Introduction (1) : Le but du chemin

D’abord créé à l’image de Dieu, l’homme originel, tombé dans un monde étranger, erre d’incarnations en incarnations. Le seul vestige de sa gloire passée est une fleur ensommeillée au cœur de l’homme naturel : le « christ » en nous. Le but d’un chemin spirituel est donc d’édifier, à partir de cette précieuse pierre d’angle, le Triple Temple de l’Esprit, de l’Ame et du Corps.

Créé à l’image de Dieu, l’homme Originel, vaste sphère de rayonnante de lumière et de conscience créatrices nommée « microcosme » dans les traditions gnostiques et hermétiques, vivait dans la force et la plénitude divines. Sa séparation d’avec le monde divin (la chute) eut pour conséquence la création d’un ordre de secours : notre monde naturel. Et pour remplacer les attributs perdus du dieu tombé, fut créé au sein du microcosme vidé de ses forces, l’homme naturel. Pour seul vestige de la gloire de l’homme-microcosme, reste, au cœur de l’homme naturel, une graine de sénevé qui recèle tous les trésors de sa divinité ensommeillée : la « Rose du Cœur », ou le « Christ en nous ».

Le Microcosme est habité par d’innombrables personnalités humaines successives au cours du temps, jusqu'à ce que, recueillant l’écho d’une profonde lassitude et d’une grande détresse, l’une d’entre elles soit enfin suffisamment sensible pour percevoir l’appel au grand retour et suffisamment forte pour entreprendre d’en réaliser le chemin. Alors peut prendre fin le cycle des réincarnations.

Le but d’un chemin spirituel est donc avant tout de reconstruire l’homme microcosme dans sa triplicité originelle, d’édifier, à partir de la pierre d’angle non rejetée (l’atome originel christique), le Triple Temple de l’Esprit, de l’Ame et du Corps.

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